Az-Zukhruf 43:11

"Bi-qadar" (avec mesure) — non arbitraire, mais équilibré.

وَٱلَّذِى نَزَّلَ مِنَ ٱلسَّمَآءِ مَآءًۢ بِقَدَرٍ فَأَنشَرْنَا بِهِۦ بَلْدَةً مَّيْتًا ۚ كَذَٰلِكَ تُخْرَجُونَ

Celui qui a fait descendre l’eau du ciel avec mesure et avec laquelle Nous ranimons une cité morte [aride]. Ainsi vous serez ressuscités ;

Az-Zukhruf 43:11 · Traduction: Muhammad Hamidullah

Image

"Anshārnā" — de la racine nashr, qui signifie **faire revivre en déployant** ; le même mot sert à la résurrection des morts (nushūr). Un seul mot, deux images : le mouvement de la pluie qui s'étend et ouvre le sol, et les morts qui se déploient en sortant des tombes. "Kadhālika tukhrajūn" (ainsi serez-vous fait sortir) noue la scène de la pluie et de la terre directement à l'au-delà.

Observation

La pluie qui tombe « avec mesure » rappelle la structure équilibrée du cycle mondial de l'eau — la capacité de l'atmosphère à retenir l'humidité, la température et le taux d'évaporation maintiennent un équilibre stable. Si une seule masse continentale recevait continuellement trop peu ou trop d'eau, sécheresse ou inondation s'ensuivraient ; dans la moyenne mondiale, un ordre persiste. Le verset observe cet équilibre et en souligne la mesure ; il n'avance pas une affirmation scientifique, il consigne l'observation.

Exégèse

Al-Qurṭubī (al-Jāmiʿ li-Aḥkām al-Qurʾān) attire l'attention sur l'usage arabe partagé de « nashr » entre la résurrection et le déploiement ; le verset emploie le même verbe dans les deux scènes — le choix du mot n'est pas fortuit, c'est une trace délibérée du parallèle.

Sources

Tafsīr : al-Qurṭubī · al-Jāmiʿ li-Aḥkām al-Qurʾān ; al-Rāzī · Mafātīḥ al-Ghayb. Science : équilibre du cycle global de l'eau.

← Ash-ShuraaLire le Coran →Al-Jathiyah →