Fatir 35:28

Lu avec le verset précédent (35:27), le verset achève une liste : fruits, montagnes, gens, bêtes, bétail.

وَمِنَ ٱلنَّاسِ وَٱلدَّوَآبِّ وَٱلْأَنْعَـٰمِ مُخْتَلِفٌ أَلْوَٰنُهُۥ كَذَٰلِكَ ۗ إِنَّمَا يَخْشَى ٱللَّهَ مِنْ عِبَادِهِ ٱلْعُلَمَـٰٓؤُا۟ ۗ إِنَّ ٱللَّهَ عَزِيزٌ غَفُورٌ

Il y a pareillement des couleurs différentes, parmi les hommes, les animaux et les bestiaux. Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. Allah est, certes, Puissant et Pardonneur.

Fatir 35:28 · Traduction: Muhammad Hamidullah

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Tous partagent un seul attribut : « mukhtalifun alwānuh » — de couleurs variées. Le tournant frappant du verset vient après cette liste d'observation : « innamā yakhshā'llāha min ʿibādihi'l-ʿulamāʾ » — parmi Ses serviteurs, seuls les savants Le craignent. Le verset ne laisse pas le catalogue de la variété comme un inventaire scientifique ; il dit que contempler cette multiplicité d'un œil instruit se change en révérence. Tenir un registre ou éprouver la révérence — le verset suggère que les deux se trouvent sur le même chemin.

Observation

La diversité biologique des couleurs provient de la distribution génétiquement contrôlée de pigments des groupes de la mélanine et des caroténoïdes. Les différences de teint de la peau humaine sont liées à des variants géniques associés à l'adaptation à la lumière solaire (UV), et la diversité de couleurs chez les animaux est liée à des pressions de sélection telles que le camouflage et le choix du partenaire. L'apparition d'une telle ampleur de diversité à partir de la même petite famille de pigments est un phénomène bien documenté en biologie.

Exégèse

Les exégètes classiques notent que le trait remarquable du verset est la mention des « ʿulamāʾ » au milieu d'un passage sur la variété naturelle. Al-Rāzī soutient que le mot renvoie non pas seulement aux savants du savoir religieux mais à une sorte d'œil — celui qui « regarde les signes et les voit véritablement ». Al-Qurṭubī attire l'attention sur l'ordre de la formulation : d'abord la multiplicité, puis la crainte révérencielle. Le verset décrit un mode de connaissance — non pas celui qui compte, énumère ou catalogue, mais celui qui sait regarder au fond de ce qu'il voit. Un regard de ce genre perçoit, derrière la multiplicité, une unité unique.

Sources

Tafsīr : Fakhr al-Dīn al-Rāzī · Mafātīḥ al-Ghayb ; al-Qurṭubī · al-Jāmiʿ li-Aḥkām al-Qurʾān. Note : Fāṭir 35:27 (les veines blanches, rouges et noires dans les montagnes) est utilisé au Thème 5 · Montagnes ; cette carte se concentre sur 35:28 et ne touche 35:27 qu'à titre de contexte.

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